neandertal

Hélas, hélas, on a tous en nous quelque chose de Néandertal. Je dis « hélas », car selon une enquête publiée dans la magazine Science, ce cousin malfamé serait venu mêler ses gênes à ceux de l’Homo Sapien notre véritable aïeul. Un baiser furtif derrière un arbre aurait suffi pour nous tarir la descendance. Même pas besoin de copuler dans la cabane, le mal était déjà fait. Du coup, ce croisement a laissé des traces chez nous, Européens, puisque les Néandertaliens étaient plus nombreux en nos contrées. Selon les chercheurs d’Harvard et d’ailleurs, nous aurions en nous jusqu’à 2, 6 % de gènes de Néandertal et le restant en Homo Sapien. Pas de quoi être gêné dans les gènes me direz-vous, et bien, si, justement, car du Néandertal en nous, même en petite quantité, ce n’est pas synonyme de bonne santé.  Reste assis cher lecteur, et toi aussi chère lectrice, pour ne pas tomber de haut, car d’après le professeur Prüfer de l’Institut Max Planck où pourtant les planqués n’ont pas le droit d’asile, Néandertal nous a transmis sans compter du mauvais cholestérol, de la vitamine D dans le sang avec en prime de l’arthrite rhumatoïde. Ces gènes favoriseraient aussi l’accumulation de graisse dans l’abdomen. Pas étonnant que les obèses se multiplient, et on ira après ça, accuser les frites, le pain, le vin, la bière et la charcuterie. Plus question qu’on me parle de régime, le sort en a été jeté depuis des millénaires ! Néandertal, tu n’es qu’un salopard ! Pour couronner le tout, cet ancêtre pourrisseur de la race nous aurait apporté aussi en cadeau empoisonné une tendance à la schizophrénie. Merci, n’en jetez plus ! Vous vous souvenez de cette vieille chanson Ah mon dieu que c’est embêtant d’être toujours malade… ? Et bien, permettez-moi de la transposer à ma façon : ♫ Ah mon dieu que c’est embêtant d’être toujours bancal, mais hélas, tout ça, on le doit à ce con de Néandertal !