cercueil

Georges voulait être enterré sur la plage de Sète, moi, j’ai choisi la combustion, et dans un cercueil en carton, s’il vous plaît ! N’en déplaise aux professionnels qui pour la plupart refusent cette prestation, au mépris de l’arrêté du 12 mai 1998 autorisant sa commercialisation. Ils sont pas fous les croque-morts quand on sait qu’un cercueil en carton vaut la moitié du prix du cercueil en bois mais ils argumentent en affirmant que le carton s’enflamme trop vite et qu’il faut avoir recours à beaucoup plus de gaz, tandis qu’avec le bois, la combustion va doucement mais sûrement. Après ça, ils vous font une petite leçon d’écologie pour rappeler que le bois est une énergie renouvelable contrairement au gaz. Le gaz part, c’est bien connu. Avec le bois, ils se font environ 300 euros en sus et ils vont vous baratiner pour les poignées et le capitonnage. Pour les poignées, d’accord, puisque c’est pour emporter et non pour consommer sur place, encore qu’on puisse s’en passer en leur substituant des ouvertures comme sur le modèle de l’illustration, mais pour ce qui est de la literie, on peut faire l’impasse. Je n’ai jamais trouvé de mon vivant un oreiller qui me satisfasse, alors c’est pas post-mortem que je vais me soucier de mes cervicales. Maintenant, il reste le transport, mais ça c’est une contrainte qui peut être réglée facilement.  Ce ne sont pas les loueurs de véhicules utilitaires qui manquent avec des prix très abordables, l’espace d’une heure ou deux, et c’est bien le diable si on ne trouve pas quatre bras volontaires pour se faire transporter. Qui n’a pas déjà participé à un déménagement pour un copain le samedi matin ? Après ça, votre veuve ou votre veuf, n’aura plus qu’à faire un petit casse-croûte ; avec tout ce fric économisé, c’est la moindre des choses. Il va bien falloir leur casser le monopole à ces marchands de funérailles ! Bonne fête de la Toussaint à tous, et bonne fête des Morts aussi !