grotte 11

 

 Je vous adresse à tous un salut fraternel depuis mon abri estival. Pour échapper au brasier, j’ai finalement pris mes quartiers parmi les concrétions souterraines et j’attends que le temps revienne au beau avant de remettre le nez dehors.  Peut-être incessamment sous peu, selon les infos qui me parviennent. J’ai de la bouffe en réserve et des bouquins du répertoire que je n’avais encore pas eu l’occasion de lire. J’ai mon duvet pour la nuit et je veille pour mon confort anal à ne pas l’étendre sur une de ces stalagmites ô combien envahissantes.  Qu’on me pardonne ces quelques mots tracés sur la paroi à l’intention de la civilisation future pour l’informer sur les prémices de l’embrasement apocalyptique. J'aurai finalement laissé une trace en ce bas monde.