fourmi

Nous le savons bien qu’elles sont géniales les fourmis, cigales que nous sommes, et voilà qu’elles en rajoutent une couche. Les chercheurs de service ont découvert que ces demoiselles étaient tout à fait capables d’éviter la propagation d’une maladie, et qui dit maladie, dit la grippe, maintenant que l’hiver est revenu avec les bises de fin d’année qui vont proliférer. On a posé des minuscules codes-barres sur le dos de ces petites demoiselles besogneuses et des caméras infrarouges ont observé leurs déambulations. Les fourmis se sont montrées capables de déceler chez leurs comparses les signes avant-coureurs de la maladie et ont tout de suite pris le taureau par les cornes. Pendant que les plus jeunes d’entre elles, les infirmières, restent au gourbi pour veiller sur la reine et sur les oeufs, ce sont les plus vieilles qui sont envoyées au casse- pipe pour ramener à becqueter.  Nous, les humains, connaissons bien par les temps qui courent le danger d’aller côtoyer à l’extérieur tout ce qui bavote, toussote et crachote, nous exposant ainsi aux agents pathogènes, et il en va de même pour ces bestioles. Bravo, donc aux aïeules de ces hyménoptères formicidés qui se sacrifient pour leur descendance. Peut-être devrait-on s’en inspirer dans nos foyers en envoyant Pépé et Mémé faire les courses pendant les périodes de contagion. Surtout qu’on leur a envoyé gratos un bulletin de vaccination. Mais attention, pas de contact, comme chez les fourmis ! Ils font passer la marchandise par la fenêtre avec le monte-charge, et ils restent cantonnés à la cave, ou dans le local à poubelles. Faut tout de même qu’ils méritent leur pension !