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Il était une fois à Negura Brunei Darussalam, plus simplement appelée Brunei, située dans le nord de Borneo, un sultan qui tout en voulant ouvrir son mini État au monde moderne instaura la Charia pour son peuple musulman. Rappelons le, la Charia est une loi islamique, un code de bonne conduite, où  au moindre écart, on se fait taper sur les doigts, du moins s'il en reste, si le délinquant n'a pas déjà été amputé des mains.Il se dit que c'est la volonté de Dieu ( Shar) mais nous savons bien que c'est surtout celle des fidèles, plus royalistes que le roi, même s'il se dit que c'est une loi sacrée que Dieu a révélé aux hommes par l'intermédiaire de son dernier prophète.  Et qui c'était ce petit télégraphiste ? Un type qui a forcément échappé à tous les contrôles d'alcootest. Mais revenons à nos moutons, sans vouloir pour cela les égorger dans l'immédiat.  Hassanal Bolkiayh, qu'il s'appelle le sultan, deux fois cul pour l'éternité, comme son prénom l'indique, a  décidé l' instauration de la loi en 2013 et il veut rendre cette loi effective au printemps prochain, mais ce n'est pas tant l'aspect philosophique qui pose problème, mais plutôt de savoir comment on va l' appliquer. S'il est aisé de flageller ceux qui blasphèment, de lapider les adultères,  c'est une autre paire de manches, si je puis dire, que d'amputer les mains des voleurs ? Pour les voleurs de pommes ou de babouches à la mosquée,  il va falloir trouver des volontaires car les médecins contactés refusent de faire le job. C'est tout à leur honneur ! Faut pas Charia ! Pourquoi ne pas organiser des stages en Arabie Saoudite ? Ils ont le coup de main là -bas ! Et puis y aura-t-il une graduation dans l'amputation en fonction du crime ? La totale pour le gros voleur , une main seulement pour de la peccadille, ou un doigt seulement, comme l'index, par exemple,  pour un gros indélicat qui se serait gratté le fondement pendant la prière. Une espèce de permis à points en quelque sorte, quoiqu' à la différence, les doigts, ça repousse pas, hélas. Et puis, les amputés seront-ils payés de la main à la main, comme des hommes de main,  ou, seront-ils fonctionnaires comme nos décapiteurs d'antan ? L' avenir le dira, mais le plus trouducutant dans l'histoire, c'est que ce sultan est très aimé de ses sujets. Qui aime bien châtie bien, dit-on, alors le peuple serait bien avisé de lui couper les couilles à  ce sultan moignon moignon.