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Je vous parle d’un clampin que les moins de 50 ans ne peuvent pas forcément connaître, mais ce type qui a l’honneur de faire l’affiche ici aujourd’hui, et bien on l’a toujours connu. Jacques Toubon, nourri au biberon chiraquien, qui n’avait pas son pareil pour assassiner, verbalement heureusement, l’adversaire politique. Je me rappelle de l’homme non pas pour son œuvre évidemment qui s’est limitée au ras des pâquerettes, mais plutôt pour la tache de vin qui décorait son crâne dégarni. Curieusement, elle n’apparaît plus aujourd’hui ; sans doute s’est-il mis à la flotte entre temps ? Entre temps, il est devenu aussi défenseur des droits, nommé par son Excellence Françounet,  spécialiste émérite pour le recasage ou le recasement des copains. Du coup, ce brave Toubon a sucré un peu ses propos et s’est fait une langue plus sociale. D'ordinaire, je ne m’attarde pas trop sur cette catégorie de commis de l’Etat que l’on gave et qu’on entrelarde ad vitam aeternam après l’âge de la retraite, mais en parcourant la presse, je lisais que cet homme droit dans ses bottes comme le fut et l’est encore son ancien collègue Juppé, jugeait que nous vivions dans un pays crispé, allusion sans doute au mouvement des gilets jaunes. A vrai dire, et comme à l’ordinaire, il n’a rien inventé Jacot. Crispé, c’est sûr qu’on peut l’être, et dans notre gilet et dans le porte- monnaie, et tous ceux qui flirtent avec le SMIC ou qui touchent une pension de cigale ne vont pas le démentir.  Lui, qui émarge à 30 mille euros par moi, il semble bien connaître le syndrome de la crispation. 15 725€ pour son dur labeur de défenseur des droits, et le complément avec ses retraites d’administraeur civil, de conseiller d’état, d’adjoint au maire de Paris, de député, de parlementaire européen, et de ses postes de ministre si toutefois il n’a pas fait exploser le compteur des cumuls. Arrête Gilren, c’est tout bon ! Y’a pas que lui ! Migaud le socialiste, nommé à la cour des comptes par Sarcouille, Lang nommé avec ses costumes au Monde Arabe par Françounet, et tout récemment, Juppé Botté au conseil constitutionnel par le président. Y en aura pour tout le monde, enfin pour ceux qui en ont déjà beaucoup, et qui cumulent les différentes cartes de visite attribuées par l’état. Et puis, ce qui est cocasse avec tout ce personnel recyclé, c’est qu’ils tournent complètement le dos à leur idéologie première. J’en veux pour preuve le dénommé Migaud lorsqu’il avait en charge sa commune de Seyssins et qu’il quémandait sans cesse des subsides à l’Etat, alors qu’aujourd’hui, plus sourcilleux que lui sur les dépenses publiques, tu meurs. « Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger » ! Telle doit être sa devise Poquelinesque affichée en son office ! Devise adressée à autrui, of course ! Et puis, il y a ceux, plus jeunes qui n’en sont qu’à leur premier cycle, mais qui s’entrainent déjà au revers de veste. Les plus à droite, même, telle cette nuisance de la région Auvergne venue corrompre Rhône-Alpes, je veux parler bien sûr de Wauquiez, prompt qu’il a été à aller tirer sur l’élastique des gilets jaunes sur les ronds points, et tout récemment m’a-t-on dit à aller cajoler les habitants du quartier Mistral à Grenoble pour leur apporter sa compassion, ou plutôt sa com de passion. Peut-être qu’il en est reparti avec un prochain contrat de mule au cas où l’avenir politique viendrait à lui manquer ? Il se chéguévarise l’Auvergnat, mais s’il avait pu être le ministre de Fillon, il n’aurait pas hésiter à donner du canon. Allez, j’en termine ici, tant les vapeurs du marigot sont nauséabondes. Peut-être cette dernière info pour conclure. Figurez-vous que les impôts n'en finissent pas de réclamer indûment la taxe d’habitation à Mélina, 95 ans depuis peu, elle qui faisait partie du fan club d' Amertume, avant de ne plus trop savoir qui est qui, où qu’on va et où qu’on est. Sans rougir, ils l’ont avisée qu’ils allaient se payer les 322 € impayés de la taxe d’ habitation 2018 sur sa pension à venir. Pour la petite histoire, Mélina n’habite plus l’appartement qu’elle louait depuis la fin 2017 et sa fille en avisé les services en temps voulu. A l’heure des grands débats sur la place publique, voilà le genre de galéjade qui porte à rire, à rire jaune, évidemment, et comme le dit si bien Jacot, c’est crispant, évidemment.

 Jacot en cage ? Ce ne saurait être que provisoire ! Les fidèles de ce blog auront forcément une pensée émue pour mes anciennes collaboratrices, Melles Anita et Camomille, qui ont fait longtemps la chronique  politique de ce blog. Elles coulent des jours paisibles dans une EAPPD, ( Etablissement d'accueil pour perruches dépendantes) sur l'île de Batz. Je suis sûr que vous vous joignez à moi pour leur adresser un petit bécot affectueux.