Blog AMERTUME

27 mars 2017

LES CABINETS NOIRS

 

cabinet

Laissons les ripoux là où est leur place, obsédés qu’ils sont par le cabinet noir, objet de diversion, et donnons-nous un petit coup d’air pur avec cette poésie de Victor Hugo tirée de son recueil « l’art d’être grand- père » où il est aussi question d’un cabinet noir, d'un autre genre,  mais bien réel, celui-là.

hugo

Jeanne était au pain sec...

Jeanne était au pain sec dans le cabinet noir,
Pour un crime quelconque, et, manquant au devoir,
J'allai voir la proscrite en pleine forfaiture,
Et lui glissai dans l'ombre un pot de confiture
Contraire aux lois. Tous ceux sur qui, dans ma cité,
Repose le salut de la société,
S'indignèrent, et Jeanne a dit d'une voix douce :
- Je ne toucherai plus mon nez avec mon pouce ;
Je ne me ferai plus griffer par le minet.
Mais on s'est récrié : - Cette enfant vous connaît ;
Elle sait à quel point vous êtes faible et lâche.
Elle vous voit toujours rire quand on se fâche.
Pas de gouvernement possible. À chaque instant
L'ordre est troublé par vous ; le pouvoir se détend ;
Plus de règle. L'enfant n'a plus rien qui l'arrête.
Vous démolissez tout. - Et j'ai baissé la tête,
Et j'ai dit : - Je n'ai rien à répondre à cela,
J'ai tort. Oui, c'est avec ces indulgences-là
Qu'on a toujours conduit les peuples à leur perte.
Qu'on me mette au pain sec. - Vous le méritez, certe,
On vous y mettra. - Jeanne alors, dans son coin noir,
M'a dit tout bas, levant ses yeux si beaux à voir,
Pleins de l'autorité des douces créatures :
- Eh bien, moi, je t'irai porter des confitures.

 

 

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26 mars 2017

UNE HISTOIRE D’ANDOUILLE

aliot marie

L’andouillette de Troyes est aussi célèbre que sa grande sœur l’andouille de Vire et on se demande bien pourquoi on lui a accolé un tel diminutif. Normal que Troyes s’octroie le droit de revendiquer sa célébrité gasronomique !  L’andouillette locale peut largement tenir la comparaison et ce n’est pas le maire de la ville, le fringant François Baroin qui me démentira, le gentil Baroin à l’allure éternellement juvénile, aux airs de Harry Potter, toujours prêt à faire l’andouille, que ce soit d’abord derrière Sarkozy, puis derrière Juppé et enfin derrière Fillon. Et dire qu'on lui prêtait un avenir présidentiel ! Comme le dit Pierre Brice Lebrun, auteur d’un livre sur l’andouillette de Troyes, « l’andouillette, d’où qu’elle soit , compte sur Troyes, elle n’aime que Troyes, ne tient qu’à Troyes et elle est à Troyes pour toujours. » Un peu exhaustif je trouve !  Si on me demandait à moi d’ajouter une petite touche personnelle, moi qui suis friand du produit rôti sur le grill et servi avec des frites, je dirai en plus court : On se met en quatre pour l’andouillette de Troyes !

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25 mars 2017

HEURE D’ÉTÉ

heure d'ete

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24 mars 2017

LES MYSTÈRES DE L’EST

poutine 6

« Ô Vladimir ! Où tu iras j’irai, fidèle comme une ombre, jusqu’à destination ! » la donzelle saura bientôt le dire en russe, n’en doutons pas, tant les rapprochements se répètent. Il faudrait tout de même pas que le tsar interfère dans les élections françaises comme il a pu le faire par ailleurs. Maintenant, si la Moule Marinière venait juste chercher son chèque, c’est autre chose.

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SOLDES DE PRINTEMPS

arnys

 

doisneauMerci encore à Robert Doisneau pour sa participation posthume.

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23 mars 2017

L’HISTOIRE D’UN HOMME SANS COULEUR

tsukuru

 

Accro que je suis devenu à Haruki Murakami ! Devenu sur le tard , devrais-je dire, puisque ses romans ne datent pas d’hier. Je viens de terminer avec regret « L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage ». Après Kafka sur le rivage et 1Q84  je pensais que j’avais atteint les limites de l’enchantement, mais c’était sans compter qu’avec Murakami, quand y- en a plus, y- en a encore. Tsukuru revisite la liaison forte et exceptionnelle qu’il connut dans ses années de lycée avec quatre autres camarades, deux filles et deux garçons. Chez ces amis inséparables, nulle petite histoire amoureuse bilatérale ne doit se produire afin de ne ne pas rompre l’harmonie du groupe. Tous pour un, un pour tous ! Beaucoup de prénoms japonais ont une correspondance avec un mot du lexique et les jeunes gens de la bande ne dérogent pas à la règle. Les deux garçons, ce sont Akamatsu ( Pin rouge) et Omi ( Mer bleue) et ils deviendront dans le quintette, Rouge et Bleu. Il en va ainsi pour les filles, Shirane ( Racine blanche) et Kurono ( Champ noir).  Et Tsukuru dans tout ça, et bien il est sans couleur. L’exception qui confirme la règle et qui explicite le titre du roman. Tsukuru a comme signification en Japonais, celui qui crée, qui fabrique, et comme si c’était prédestiné, notre héros construira plus tard en tant qu'architecte, des gares ferroviaires. Les années avançant, Tsukuru va quitter ses amis physiquement en allant faires ses études universitaires à Tokyo, bien loin du nid du groupe. Mais à chaque période de vacances, il y revient et c’est toujours avec chaleur que le reste de la bande l’accueille. Et puis un beau jour, à l’un de ses retours, c’est silence radio ! Chacune et chacun refusent de le rencontrer et les téléphones sonnent dans le vide. A force d’insister, l’un des garçons finit par lui dire qu’il est devenu persona non grata et qu’on ne veut plus le rencontrer.  Alors, rentré à Tokyo, il va connaître des mois et des mois de dépression le conduisant au gouffre du suicide. Pourquoi l’a-t-on laissé tomber ? Lui qui était si tolérant, si aimant, attentionné envers le groupe et chéri par lui. Cette terrible énigme le hantera bien des années, jusqu’à ce qu’il rencontre une femme à laquelle il s’attachera et qui le persuadera de retourner sur les lieux de son histoire et de rencontrer ses anciens amis devenus adultes pour obtenir d’eux une réponse à sa mise en quarantaine. Voilà une histoire passionnante de l’incolore Tsukuru, mais pas si incolore que ça en fait, même s’il répète à l’envi que tout son être est fait de vide. Et bien, le lecteur que je suis et les lecteurs que vous serez à moins d’avoir lu le livre, auront, c’est certain, une toute autre idée du vide. Un vide plein d’humanité, de tolérance, de sagesse et d’amour. En ce qui me concerne, du vide comme ça, j’en redemande !   

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20 mars 2017

ELLES VOTENT MACRON !

per 10

Anita : On nous croyait mortes et incinérées mais nous sommes bien là, droites dans nos plumes !

Camomille : C’est vrai que ça fait des lustres qu’on n’est pas venues traîner nos pattes par ici et que depuis, bien des vilénies ont coulé sous les ponts. On a même annoncé dans la presse notre candidature à la résidence. Toujours des zigotos à colporter des fausses nouvelles !

A : Vous dire aussi cette triste nouvelle, c’est que Mme de Longeville nous a quittées en janvier pour se rendre à son avant dernière demeure. Trop âgée et trop fatiguée pour s’assumer, a jugé sa nièce qui l’a placée en maison de retraite. Qu’elle y soit heureuse, si tant est que ça soit possible.

C : Bouleversement géographique du coup, puisque la nièce qui ne se sentait pas à la hauteur pour héberger les psittacidés que nous sommes, nul n’est parfait, nous a confiées à un ancien gardien de phare à la retraite habitant sur l’île de Batz. A  Lannou Bihan plus exactement.

A : Un brave homme ce Roger ! Espérons qu’il se tiendra en bonne santé pour qu’on puisse profiter du coin quelques temps. Il vit seul depuis la mort de sa femme et on doit lui faire de la compagnie.

C : Agréable, la compagnie, n’en doutez pas ! Et puis quand on a gardé des phares, on est forcément apte à garder les petites lumières que nous sommes !

A : Mais venons en à nos moutons, et pas à ceux de Lassale ! Vous l’avez vu en titre ! On annonce la couleur d’emblée. Oui, nous votons pour Macron ! On ne va pas devenir idolâtres à son endroit pour autant mais nous choisissons le moins pire !

C : Il est jeune, il est beau, il semble sentir bon le sable chaud ! Voilà un gars capable de donner un bon coup de pied dans la fourmilière et faire bouger les lignes.

A : Dehors les pros du business politique ! Tous à faire campagne en étant salariés par l’Etat ! Mégalochon, sénateur en retraite, député européen et conseiller général, rien que ça ! La Moule Marinière, députée au parlement européen, conseillère régionale et conseillère municipale aussi. Vive le cul de la mule et le pécul qui va avec ! Et quand on pense que ces deux- là crachent dans la soupe strasbourgeoise qui les gave.

C : Hamon, député frondeur socialiste qui se plaint de la trahison de Valls alors qu’il n’a pas cessé de dézinguer Hollande pendant le cacannat. Et puis on garde le meilleur pour la fin, le beau, l’élégant, l’honnête citoyen épris de vérité et d’équité, je veux parler de Fion, l’ancien commis de Sarcouillon qui lui est député depuis 1981. A cette époque, Brejnev était au pouvoir en U.R.S.S, et Reagan entrait à la Maison Blanche !  C’est dire la fraîcheur du candidat !

A : Et puis il y a les petits candidats comme on dit à qui on rendrait presque hommage. Les sans-grade qui n’ont pas droit au débat dans la cour des grands ; Ducon Gnan-Gnan en fait d’ailleurs une grosse crise de nerfs et il n’a pas forcément tort.

C : Oui, car privilégier les six premiers des sondages revient à dire que les jeux sont faits d’avance et que c’est pas la peine de se déplacer aux urnes.

A : D’un côté, ce serait faire de grosses économies.

C : On a jeté un œil, pas trop loin non plus sur les allées et venues des uns et des autres. Le Pen, on l’a pas trop regardée car on connaît le discours depuis longtemps. Quelle vulgarité cette bonne femme ! Si elle a des accointances bretonnes, c’est au rayon de la morue recyclée en contrebas du port de La Kwen.

A : Mégalochon, jouant  à de Gaulle place de la Bastille et qui avait oublié le képi . Le plus drôle c’est de voir tous ces badauds qui accordent du crédit à ce bonimenteur.

C : Y-a pas que le képi qu’il avait oublié mais aussi ses gouttes et ses pilules ! Et puis n’oublions pas Hamon qui passe son temps dans ses meetings à casser du sucre sur Macron et qui va jusqu’à faire applaudir Hollande, histoire de se rabibocher un peu avec la gauche sociale-démocrate située à sa droite et qu’il aurait souhaité plus à gauche de son centre droit.

A : Roger, notre nouveau logeur était tout émoustillé par ce revenu universel que proposait Quasimodo mais il n’en aurait pas vu la couleur, vu que tout est remis en question. Avec ce candidat, c’est un coup j’te vois, un coup j’te vois pas !

C : Mais imaginons un peu que Macron ne soit pas de la partie ! A tous les coups, le soir du 7 mai  à 20 h tapantes, ce serait la trombine de Fion qui nous arriverait sur l’écran comme un poil de cul , sur un nuage de lait. Et c’est à ce scénario que travaille ses concurrents ! La peau de Calypse !

A :  Attention Mimille, fais gaffe à ton vocabulaire, même si je partage ta réaction passionnelle ! Ma fonction de rédac en chef m’oblige à te rappeler l’éthique. Tu devrais dire : « Par le fait douloureux de la vacance d’Emmanuel, arriverait sur nos écrans comme un coup de tonnerre dévastateur, la physionomie de Fion ».  

C : Le résultat serait le même ma chère Nini ! Mais je ne veux pas croire en cette tragédie. Et s’il devait en être ainsi, nous nous expatrierions en Norvège, le pays qui vient d’être désigné comme le plus heureux du monde.

A : Et on ne devient pas heureux sans casser des œufs !

C : Je vois pas trop le rapport ?

A : Et bien, l’omelette Norvégienne, pardi !

C : Ah, d’accord ! Ta parabole est un peu tirée par les poils du nez ! Et là, tu vois que je respecte l’éthique alors que j’avais tant envie de dire que c’était tiré d’ailleurs.

A : Ҫa va, ça va ! Laissons Fion de côté, dans un de ses costumes ! Et puis on ne va pas revenir sur le feuilleton. Mais attention ! Ne vendons pas sa peau trop vite ! Le Français est versatile, et avec lui, c’est bien souvent le dernier qui a parlé qui a raison.

C : Ouf, ça tombe bien ! Ce soir au débat des « grands », c’est Macron qui s’exprimera en dernier !

A : Pas de regret donc ! Adjugé, vendu, même si les jeux ne sont pas faits ? Macron nouveau résident ?

C : Macron, résident ! Il faut avoir de la conviction ma chère et ne point craindre les cancaneries qui vont s’abattre sur nous. Peut-être que nous y perdrons avec Gilren quelques lectrices et lecteurs fidèles, des staliniens de la vieille époque, des frondeurs Hollandais, des cégétistes forcenés ou fort sonnés, des rapatriés des colonies ou en cours de tri, des défenseurs de la race blanche judéo chrétienne,  mais nous ne perdrons pas notre âme en nous dévoilant et tombant les masques. MACRON RÉSIDENT !

A : « Vous allez voter pour un type qui vient de la banque Rothschild », qu’on va nous jeter au bec » ?

C : Et alors ! Le cousin à Yvette la factrice de Lannou-Bihan, y bosse bien au Crédit Agricole et on ne vient pas lui chercher des puces dans le dos.  

A : On risque d’être déçues ? Ne lui donnons pas notre sein blanc ou notre blanc- seing sans moufter pour qu’il s’y nourrisse à plus soif !

C : On verra bien ! Manou a dix ans pour faire le job et nous mettre tous les anciens au Musée d’Histoire Naturelle.

A : Nous serons vigilantes à ce sujet ! Et le Sénat Manou ? Va bien falloir le dézinguer aussi ! On attend de voir !  

C : Je sais pas trop si Roger va brancher la télé ce soir pour le débat ? C’est un couche-tôt et on risque l’extinction des feux après la météo. On n’en mourra pas ! 

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19 mars 2017

LE VRAI CHANGEMENT C'EST MAINTENANT !

elysee

Lassalle, ou Jeannot pour les intimes a validé son billet pour l'Elysée. Les véhicules de fonction seront priés de stationner à l'extérieur. 

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18 mars 2017

MY SILVER LINING

Ceci à propos d'une musique de pub entendue à la télé et qui m' avait titillée l'oreille.J 'ai cherché et j 'ai trouvé . En chair et en os en plus ! Z'ont l'air bien sympas ces filles...

 

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17 mars 2017

CLAUSE MOLIÈRE

Elle est à la mode ces temps-ci et ce sont principalement les Ripoux- Blicains qui la ramènent sur le tapis avec forcément des arrière-pensées.  Cette clause consiste à obliger les ouvriers du bâtiment à parler en français sur les chantiers et ce n’est évidemment pas l’amour de la langue française qui inspire les défenseurs de cette clause mais plutôt le souci de lutter contre l’emploi des travailleurs étrangers détachés. Pas question pour moi d’ouvrir ici le débat sur ce sujet, mais juste l’occasion de me livrer ce matin entre tartines et tasse de café à l’exercice des alexandrins en faisant parler ces braves ouvriers venus d’ailleurs dans la langue de chez nous. Et comme on dit, quand le bâtiment va, tout va !

clause 1

cl 3

cl 4

 

cl 5

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