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Voilà encore une affirmation à vous ressusciter tous les soldats de la Guerre de Cent Ans ! C’est une étude menée par le professeur Vaughan de l’université de Chicago et parue dans la revue Sciences Advances, l’une de mes lectures favorites de chevet, qui a conduit à ce diagnostic. Un peu rapide Docteur, sauf votre respect ! Sur un stock de 177 clampins, hommes et femmes, vivant dans une communauté Amish de l’Indiana, il en a recensé 43 qui étaient en bien meilleure santé et qui vivaient plus longtemps. C’est bien connu, Ladies et Gentlemen, si vous prenez un groupe de personnes quel qu’il soit et d’où qu’il soit, vous en trouverez toujours des mieux portants et des plus âgés que les autres, que ce soit des Amish, des Témoins de Jéhovah, des Adventistes du Septième jour ou des petites sœurs de l’Enfant Jésus. Il s’avère que les lauréats de la longévité issus de la communauté Amish sont porteurs de la mutation du gène Serpine1 qui a le pouvoir de réduire fortement la production de la protéine PAI-1. Que je vous explique ça simplement, même si un enfant de CP de la classe de mon amie Florence a déjà tout assimilé en 1ère lecture ! La Serpine, c’est un peu l’élixir de jouvence, tandis que la PAI, c’est celui de la sénilité. Résultat des courses : si vous êtes gâteux avant l’âge, c’est que la Serpine est aux abonnés absents. Et puis, c’est -pas tout ! Y- a la longueur des télomères qui rentre en jeu ! Si vous les avez longs, vous avez des chances d’afficher un siècle au tableau, mais s’ils sont rognés aux extrémités, vous ne faites pas de vieux os. Tout, ça, on le savait depuis longtemps, que ce soit chez les Amish ou chez les autres peuplades. Alors, mesdames et messieurs les chercheuses, (vous noterez au passage l’effort qui est fait ici pour rétablir les égalités grammaticales des sexes) arrêtez le délire ! Moi, quand je vois des annonces comme celles-ci, prétendant qu’on se fait vieux chez les Amish, je suis induit et enduit dans l’erreur et je m’apprête déjà à remplir le formulaire d’inscription au club.  Pourquoi pas chez eux après tout, même si je n’adhère pas trop au tendu de joue gauche quand j’en ai pris une sur la droite. Ils vivent au plein air, se nourrissent de leurs productions fermières, et luxe très enviable, l'absence d'électricité les privant de télé. Pas obligés comme nous de supporter toutes les émissions débiles animées par des présentateurs qui le sont tout autant. Rien que ça aurait pu expliquer le secret d'une éventuelle longévité. Mais je cause, je ratiocine, et vous allez finir par croire en mes désirs d’immortalité. Que nenni ! Moi, ce qui m’intéresserait avant tout, plutôt que le gène de la longévité, ce serait celui qui nous fait riche et bien portant et qu’on pourrait baptiser REBP. Et pour couronner le tout, pourquoi ne pas y rajouter un peu d’enzyme DDG ? Quézako le DDG ? Elémentaire mon cher Watson ! Le DDG, c’est le « Décontracté du gland » !